Les faux 10 centimes Napoléon Empereur à l'N couronnée

Une grande partie des 10 centimes vendus sont des faux, plus par méconnaissance que par malhonnêteté. Donc quels sont les points qui peuvent à premier vu nous indiquer qu'il s'agit d'un faux, sur tous les faux que j'ai pu observer une chose ma toujours sautée aux yeux les rubans et en suite la barre du N .L'ouvrage le franc dans un petit article sur ce sujet nous indique une technique de détection, la qualité de gravure de la signature,ce qui s'avère très utile pour des faux de bonne qualité et en dernier recours les différents. En général les faux son médiocre et repérable au premier regard.
Comparer vos exemplaires avec les exemplaires de la collection idéale en cas de doute. On trouve des faux avec la lettre d'atelier et le différent inversé ou encore la lettre d'atelier associé avec le différent d'un autre atelier comme Strasbourg lettre d'atelier BB avec le différent Coq de Paris.

Pourquoi tant de faux ? pour des pièces de si faible valeur.
Des informations trouvée sur le site passion Napoléon donne des indication sur le pouvoir d'achat de l'époque.
Ces pièces de faible valeur servent à des transactions tel le paiement des salaires journaliers des ouvriers ou l'achat du pain.
Le pouvoir d'achat sous le Consulat et l'Empire.
Par jour :
Un ouvrier gagne en moyenne 2 F ; un forgeron à Paris 5 F ; un maçon, de 1 à 1,50 F ; un tailleur de pierres 2 F ; un cordonnier 36 cent ; un fileur sur métier, de 1,20 à 1,50 F ; un charpentier 2 F.
Adjudant sous-officier 1,60 F ; Vaguemestre 1,66 2/3 F ; Tambour-major 0,80 F ; Caporal-tambour 0,55 F ; Musicien 0,55 F ; Maître-tailleur, cordonnier 0,30 F ;
Viande de boucherie (la livre) : 0,70 franc
Beurre (le kilo) : 1,60 à 2,20 francs (1807)
Œufs (la douzaine) : 0,45 à 0,70 franc
Pain (1ère qualité, le kilo) : 30 centimes
Pain (2ème qualité, le kilo) : 19 centimes
Pain (seigle, le kilo) : 11 centimes 2/3
Une volaille : 0,20 à 0,40 franc (en 1800)
http://passionnapoleon.xooit.com/f44-la-vie-des-fr...

Un deuxième élément non négligeable le code pénal.
CODE PÉNAL DE 1810
ARTICLE 132.
Quiconque aura contrefait ou altéré les monnaies d'or ou d'argent ayant cours légal en France, ou participé à l'émission ou exposition des dites monnaies contrefaites ou altérées, ou à leur introduction sur le territoire français, sera puni de mort, et ses biens seront confisqués.
ARTICLE 133.
Celui qui aura contrefait ou altéré des monnaies de billon ou de cuivre ayant cours légal en France, ou participé à l'émission ou exposition des dites monnaies contrefaites ou altérées, ou à leur introduction sur le territoire français, sera puni des travaux forcés à perpétuité.
http://ledroitcriminel.free.fr/la_legislation_crim...

Pour les faussaires entre les travaux forcés ou la mort peut être avons nous la une bonne raison de choisir de contrefaire des monnaies de faible valeur. Sur une liste de forçats évadés entre 1814 et 1844 trouvée sur le net, il y avait 25 condamné pour fausse monnaie,
14 condamnations à 15 ans de travaux forcés.
11 condamnations aux travaux forcés à perpétuité.


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